ar2.gif    
 
 Voir les illustrations
 
 
                                                        
                                        Norbert et le poney de cirque
 
                Chez moi, c’est assez isolé.  D’un côté il y a la dune et puis la mer, de l’autre côté la petite route qui mène  en ville et des prés, des prés et encore des prés.  Mais  j’ai un vélo, rouge, et depuis cette année, j’ai le droit d’aller jusqu’au port, avec Lisa, ou Edouard. Lisa, c’est ma meilleure amie.  Elle habite une ferme comme j’aurai quand je serai grand.
Édouard, c’est mon frère, il a 16 ans, il passe son temps sur son ordinateur. Papa aussi d’ailleurs, mais lui, c’est pour son travail.  Quand à maman, on ne la voit pas souvent. Des fois, c’est à la télé, habillée en chic.
        C’est papa qui nous garde, parce qu’il travaille à la maison. Les copains trouvent ça chouette. On voit que ce c’est pas eux qui doivent faire à manger, le ménage et surtout, surtout, ne pas rentrer dans le bureau-papa-travaille. Bon, j’exagère, il y a Jeannine qui vient nous aider, elle fait pas mal la cuisine, surtout le riz au lait.
        
        Pour me décrire, je dirais que je suis plutôt pas mal. J’ai 8 ans et demi, les cheveux bouclés un peu roux , des taches de rousseur. Je parle beaucoup et j’ai peur des chiens sauf de  Clam, le vieux chien de chasse de papa. Ah oui, aussi, il parait que je suis très têtu   .
        
        L’autre jour, j’étais avec Rémi, mon copain . On était en train de se disputer, parceque Rémi, il veut jamais jouer ses belles billes, que celle en terre, c’est pas du jeu. On passait à côté du cirque qui vient d’arriver, on voulait aller voir si y avait un éléphant.
        Et là, dans un  enclos, y avait un tout p’tit poney, chocolat, avec des cheveux blonds pas propres et tout emmelés. I
        Je sais pas pourquoi, c’est comme si je l’avais reconnu. Pourtant j’ai jamais eu de poney, mais lui, c’est simple, il m’a regardé, je l’ai regardé, il a fait un espèce de petit bruit doux avec ses naseaux, j’avais qu’une envie c’était de l’emmener à la maison, je l’aimais déjà.
        J’lui ai donné des smarties collés que j’avais dans la poche depuis longtemps. Il a eu l’air d’aimer. On est resté jusqu’à ce que Rémi me tire vraiment par le bras, mais j’ai promis au poney que j’allais revenir.
Le soir, à table , on était comme d’habitude mon père, mon frère et moi... y a que moi qui parle . Pendant qu’on mangeait la soupe aux grumeaux , j’ai fait un premier essai
-“Ca coûte combien un poney?” j’ai dit . C’était une façon comme une autre de commencer la discussion, sans trop brusquer...
         Papa faisait des “slurp” en mangeant sa soupe. Je ne suis même pas sûr qu’il s’est aperçu tout de suite de la question.  Édouard est descendu de son nuage pour me regarder d’un air ahuri.  
        Alors j’ai continué sur ma lancée:
-”J’ai 103 f dans ma tirelire, ça suffit pour acheter un poney, petit, pas très beau?
Je sais pas pourquoi, Édouard, il a même craché de la soupe quand il a pouffé dans sa cuillère. C’était pas super propre.
Là, papa m’a quand même regardé.
-”Depuis quand veux-tu acheter un poney, toi?  tu ne pourrais même pas avoir un de ses sabots avec tes petits sous.   Un poney, non, mais quelle drôle d’idée, pourquoi pas un éléphant!
        Cà, j’en étais sûr! Il me prend jamais au sérieux. Edouard, il peut avoir une centaine d’idées farfelues, pas de problèmes, mais moi, pfff,tu parles!  
La suite, je connais, quand papa veut pas me répondre, il m’envoie faire mes devoirs.
        Toute façon, on est que vendredi soir, je les ai même pas fait..
                                                ~~~~~~~~
                A la place, pendant que papa regardait les informations, j’ai pris mon vélo pour aller voir le poney.  Je sais, c’est hyper interdit, mais j’avais une mission.   Autant vous dire que les 3 kilomètres jusqu’au village, je les ai fait vite, mon vélo et la nuit, ça fait deux. Mon phare, il fait bien “vrrrp vrrrp” en freinant ma roue, mais pour ce qui est d’avoir de la lumière, ce serait trop luxe!
                Enfin, je suis quand même arrivé jusqu’au cirque sans me faire kidnapper.  La séance était pile à 8h30, j’ai sacrifié mes sous de trois Dimanche...
                Alors là, j’ai vu ! Bon, le cirque, moi, j’aime pas trop, mais en plus, voir ce que ce pauvre Fifi (c’est comme ça que l’a appelé le dresseur) était obligé de faire pour gagner sa croute!
        Il fait un numéro avec un petit singe, sous un espèce de costume qui fait peur, un truc immonde avec des clochettes. Il fait au moins quarante-douze mille tours au trot pendant que l’autre fait des galipettes sur son dos. Passionnant!  Pauvre Fifi! Là, je le plaignais vraiment.
        
        Je me suis fait drôlement grondé quand je suis rentré . Mais bon, il faut ce qu’il faut. Comme ça, la psychologue va encore dire que maman devrait prendre un travail près de la maison.
                                        ~~~~~~~~~~~~
 

        Ce matin, laissant un peu sa traduction en cours, Georges Piton alla faire un tour dans la grange. La vieille Citroën imposante s’empoussière et occupe les 3/4 de l’espace. Elle marche, mais on ne la fait pas marcher.
         S’appuyant contre elle, Mr Piton  réfléchit. Les ongles de ses deux main et même la peau des doigts montre comme parfois Mr Piton peut réfléchir fort.
        “Bien-sûr, se dit-il en rongeant les petites peaux du pouce droit, Norbert se sent un peu seul dans cette vaste maison. Il y a Lisa qui n’habite pas très loin, mais....Un animal de compagnie...”  
        “Dans cette grange, il y aurait largement la place si cette énorme voiture n’y était pas..”
Il y a de nombreuses années, Mr Piton a enseigné l’équitation.   Oh, pas longtemps. C’était lorsqu’il était à l’école militaire. Mais le contact des chevaux est un bon souvenir.   Il est très curieux de voir comment va s’y prendre Norbert . Au fond, Mr Piton se laisserait facilement convaincre..

.                                       ~~~~~~~~~~~~~~
        Samedi, après l’école, je suis allé voir le patron du cirque, mais en vitesse, parceque si je traine encore, papa me confisque mon vélo.
        La maitresse dit toujours que je suis  sociable quand papa vient la voir au coin de la porte de la classe. Moi, j’aime ça parler avec les adultes, au moins on peut parler de tout.
        J’y suis allé carrément :   -“Dites ,Monsieur, il est à vendre votre poney?”            Il était en train de réparer son camion: -“A vendre? Fifi? Bon sang , mais....personne ne m’a jamais posé la question! Non, je ne crois pas...tu sais, petit, il tiens sa place dans le spectacle.”
        Bon, pour l’instant , ça n’a rien donné, mais du coup, il m’a laissé nourrir Fifi, je lui ai apporté un seau d’eau toute propre, et du foin, et aussi des espèces de petits granulés tout gris. J’ai gouté, c’est beuark.
                
                
        Avec Rémi et les autres, on a  compté nos sous. En tout, ça fait 453f et 75 centimes. Le problème c’est qu’en échange, il faudrait que  je leur donne quelque chose. Sauf Lisa, elle veut bien me donner ses sous comme ça.
        En fait, je sais même pas si ça suffit pour un poney.
        Aujourd’hui, papa m’a demandé de l’aider à ranger la grange. Il m’a dit que si je travaille bien, il me donnera 50 f!  Alors, j’ai mis mon “djin”, le vieux, et il va voir ce qu’il va voir. On a pas reparlé du poney, mais c’est une tactique: si j’en parle trop, il va se fâcher et tout sera à recommencer.   
        C’est Édouard qui a sorti la vieille voiture, elle fait un bruit du tonnerre, et papa l’avait même démarré à la manivelle! J’aurai bien voulu que les copains voient ça!   
        J’ai sorti toutes les vieilles affaire. Il y avait un sac avec plein de vêtements, des caisse de journaux, des sacs, des cageots, des pots, des tas de cochonneries. J’étais couvert de poussière à la fin. Papa a retrouvé son vieux vélo couleur crotte de chat (ça , c’est moi qui le dit mais pas tout fort).
         En fait, ce que je prenais pour une cave, papa m’a expliqué que c’était une ancienne étable. Il y a même une mangeoire.  J’ai rien dit, mais pour un poney, ce serait génial.  J’y ai donné un sacré coup, tout était propre, après.

                                                ~~~~~~~~~~
        Maman a passé le week-end à la maison, elle avait plein de choses à raconter à papa, mais on est quand même allés tous ensemble à la pizzeria. Et maman m’a emmené au ciné le dimanche, comme il pleuvait. Elle m’a dit comme ça “alors, qu’est-ce que vous comploter avec cette histoire de poney?”   Déjà, je ne sais pas ce que veut dire comploter, et puis avec qui j’aurais pu “comploter” un poney?  Alors j’ai rien répondu. De toute façon j’avais la bouche pleine de Miko-noisettes. j’ai juste fait  “Mmmmmmm” en secouant la tête comme ça.
        Moi, je dis que quand on a un truc à demander, c’est un seul parent à la fois! De toutes façons, si papa est d’accord, maman le sera aussi.  

                                ~~~~~~~~~~~~~~

                Quand j’ai besoin de réfléchir, je vais dans la cabane. Je l’ai faite l’année dernière, Edouard m’a aidé. Je l’aime bien, elle est dans le cerisier. Quand il y a les feuilles, je suis tout caché, et quand il y a les cerises...je vous raconte même pas. J’ai pas le vertige, là-haut, je suis bien, et en général, Moustique vient aussi , il pense que je vais l’aider à chasser les oiseaux. Il rêve.  
        Donc, là, j’y ai passé un bout de l’après-midi. A l’heure du goùter, j’avais un plan.
 
Mon plan:     1er:  Convaincre Mr José, le patron du cirque de vendre Fifi
                2éme: Dire à papa que je vais le débarrasser de toutes les cochonneries de la grange
                3ème:  Les vendre au marché.
                4ème:  Avec les sous, acheter Fifi, et le ramener à la maison, papa ne pourra plus dire non!
 

                                                ~~~~~~~~
                
        Accoudé à la barrière, Mr Piton s’attaque à l’ongle de l’index droit, enfin ce qu’il en reste. Au bout de quelques instants il a repéré le poney. C’est en effet une pauvre petite chose, dont on voit presque les côtes sous les longs poils. Il a vu qui était le patron, il se dit: “je peux toujours me renseigner, ça ne m’engage à rien”
        Il s’avance en souriant vers Mr José, toujours penché sur le moteur de son camion.          -”Ce petit poney, là-bas, il n’est pas à vendre par hasard ?”
                      -”Décidément , tout le monde veut m’acheter mon poney! un petit garçon m’a posé la question il y a quelques jours”.
        MR Piton sourit, sacré Norbert !
        -”Il a quel âge ce poney?  11 ans? Vous ne croyez pas qu’il vous en faudrait un plus jeune, de toutes façons?   “
        -“Ma foi, vous n’avez pas tort, et  puis ce n’est plus ce qui plait le plus aux enfants. Quand ils viennent, c’est plutôt pour les singes ou les panthères. Fifi me sert juste à présenter le numéro d’Arlequin, mon singe acrobate.  Faire ce numéro avec le lama aurait sans doute plus de succès.  Écoutez, monsieur, je vais y réfléchir. C’est vrai que Fifi a toujours mal supporté les voyages en camion, et ça ne s’arrange pas, l’autre jour, il a encore fait des coliques, on a cru qu’on le perdait.  Vous n’avez qu’à voir dans quel état il est!
        
                                                ~~~~~~~~~~
 
        Ne parlant toujours pas du poney entre eux, le père et le fils, en cette après-midi de mercredi, rassemblent les dernières affaires qui trainent encore au milieu de la cour.   Norbert insiste pour s’occuper des vieux vêtements.
        -”Que diable veut tu faire de ces vieilles nippes?  Oui, bien-sûr , tu peux les prendre, mais tout ça est très sale!”  S’étonne Mr Piton.
 
                                        ~~~~~~~~~~~~
                                        Avec Lisa, on a tout emmené dans la cabane, c’était son idée, mais je voyais pas trop ce qu’elle voulait qu’on fasse de tout ça, ça sentait le moisi, et puis c’était que des habits de grand, des chemises, de vestes..Des pantalons dix fois trop grand pour nous...
        Mais les filles, pour les affaires, elles sont douées:
        Elle nous a expliqué son plan à l’abri-bus, on avait acheté des bonbons pour mieux réfléchir:
                -”Ecoutez un peu, les gars , on va regarder tout ce qui est encore bon, si y a du pipi de souris, ou des taches, c’est pas grave, je mettrai tout dans la machine à maman, avec de l’adoucissant, après, vous allez m’aider à tout repasser ..
        Rémi, ça l’a fait sursauter -”Repasser? Mais je l’ai jamais fait ,moi! A la maison, c’est maman qui repasse, j’ai jamais le droit de m’approcher!
        -”C’est facile, tu feras les pantalons, les trucs tout plats”
        Il a bougonné je ne sais pas quoi, et puis, soit disant, il devait rentrer faire ses devoirs, bref, on l’a plus compté dans le plan.
        Après, son idée, à Lisa, qu’est vraiment géniale, c’était de faire des habits pour les gens, qui nous les achèteraient au marché. Lisa, elle sait coudre, et puis elle a plein d’imagination, c’est ce que dit toujours la maitresse quand y a art plastique.   
        Ce qui m’a plut le mieux, c’est de mettre les rubans sur les chapeaux, on en avait trois ou quatre, des feutres gris comme pour les gangsters. Et puis de coudre des trucs avec des belles couleurs sur les chemises et les costumes, c’était difficile, mais j’ai bien aimé. Y a qu’un truc que j’arrive pas, c’est le noeud sur le fil.   
        Y a que la mère de Lisa qui était au courant. Des fois , elle nous aidait. Elle a dit que je me débrouillais bien en couture!
        Ca nous a pris toute la semaine, le soir, après l’école. Et en plus je continuais d’aller aider à nourrir Fifi, pour qu’il s’habitue à moi.
        
                Mais pour le marché du dimanche d’après, on était prêt;
                                        ~~~~~~~~~~~~

                        Voilà,  Je viens juste de poser le panneau où on a écrit avec un gros feutre violet:  “A la mode rétro” ; Lisa et moi, on est morts de trouille, heureusement , sa mère a son stand juste à côté, c’est elle qui garde la caisse.
        Y a justement des gens qui passent ! Ils regardent! Oh la la la, pourvu qu’ils s’en aillent...Mais, Lisa? Qu’est-ce qui lui prend?
        -”Venez, venez, mesdames, messieurs, venez essayer , c’est le dernier chic, la mode de Paris...”                
        Elle manque pas de culot!
         Les gens sourient, ils ont l’air de trouver ça bien, la dame essaye un chapeau, ça fait rire son copain. Eurékaaaa, ils ont acheté!   
        Heureusement que Mme Brochet a refait mes étiquettes de prix, elle a rajouté un 0 partout. Par exemple, le chapeau, je l’avais mis à 15f, elle a dit -”Oh, non, il est très beau ce chapeau; Allez, 150f, et c’est pas cher”.
                
                Et ben! Ca a bien plu! Après, je m’y suis mis aussi: -”allez-y, mesdames, messieurs, ne vous gênez pas, venez toucher, essayer, comparer, c’est original, c’est rétro (je sais toujours pas ce que ça veut dire) c’est pas cher...
        Si papa m’avait vu! Il croyait qu’on était juste en train d’aider Mme Brochet sur son stand de légumes. On lui a encore rien dit.
        Dis donc, même le pantalon dix fois trop large sur lequel j’avais cousu une grosse fleur rose, il est parti, c’est le clown du cirque, qui l’a acheté!!!
                Voilà! Il ne reste plus que la chemise avec des rayures bleues. Plusieurs pesonnes nous on dit que c’était une veste de pyjama.   Dans la caisse, Mme Brochet a compté  1380fr ! on a jamais eu autant d’argent. Mais elle a pas été d’accord pour qu’on aille tout de suite voir si ça suffisait pour le poney.
        -”vous en avez vraiment parlé avec le papa de Norbert?” Elle a dit. Elle avait pas l’air convaincue. Il faut dire qu’elle sait lire dans les yeux des gens, c’est Lisa qui le dit, elle sait toujours quand on ment ou quand on dit la vérité.
        Donc, après le marché, elle nous a déposé à la maison. Papa nous attendait pour le déjeuner, il était déjà 2 heures!  Il a bien fallut qu’on lui dise comment on avait gagné autant d’argent.  Il s’est mis à rire, je l’avais jamais vu rire comme ça.   il a fallut qu’on lui raconte tout, depuis le début, et comment on avait tout lavé, cousu et tout et tout....Il a même téléphoné à Mme Brochet pour se faire raconter encore.   Il en revenait pas, et Edouard non plus d’ailleurs, il nous regardait comme si on était des ovnis;  
        Après le gateau du dimanche, il nous a dit: “-Et bien, moi, je n’ai pas trop mal travaillé non plus, venez avec moi.”
il nous a emmené dans la grange. Alors là! Miracle de miracle! A la place de la vague étable, ça ressemblait pour de vrai à un endroit pour un poney, y avait même de la paille par terre, une chaine, un seau d’eau.  Dans la grange, des bottes de foin, et de paille, des sacs de petits granulés tout gris. Il parait que j’avais les yeux comme des soucoupes, et Lisa, elle arrêtait pas de dire, -”t’as de la chance, t’as de la chance!!”
                 Il nous a dit qu’on irait voir le monsieur du cirque l’après-:midi, que c’était arrangé, Fifi était presque définitivement à nous! J’ai dit à Lisa: A nous,Lisa! A nous deux, tu comprend? Ce sera autant le tien que le mien!!...  J’en pouvais plus de bonheur, c’est pas de papa de me faire des surprises pareilles! Je crois bien qu’après je lui ai sauté au cou, je ne sais plus très bien  Le gateau était un peu en train de remonter..

        Avec la bétaillère de Mr Brochet , on est allé au cirque Pom. Fifi était comme d’habitude attaché dans son petit coin, il a même pas levé la tête. Je l’ai appelé: “Fifi, Fifi!’” Là, il a levé la tête, c’est moi qui l’ai emmené jusqu’au camion, et comme il aime pas les voyages, on a été obligé de le pousser un peu, mais promis, Fifi, c’est la dernière fois.  On a donné que la moitié des sous qu’on avait gagné, papa a pas voulut qu’on dépense tout, c’est lui qui a donné le reste.

        Quand il est arrivé dans son écurie, Clam est venu le renifler, mais lui, il a rien dit, il a tourné un petit moment, et hop, il s’est roulé. Papa a dit que c’était parcequ’il se sentait bien.
        
        Plus tard, on va lui faire un parc dans le pré d’à côté , pour qu’il puisse courir dans la journée et brouter de l’herbe. et papa nous a promis qu’il allait nous apprendre à monter sur Fifi, dès qu’il aura grossit un peu et qu’il se sentira vraiment bien.
          Fifi, je l’aime. Maintenant , souvent, on va apprendre nos leçons , Lisa et moi, dans la paille à côté de lui.  Le pied. Il a ses yeux doux avec des longs cils, son bout de nez comme du velours, il nous souffle sur les cheveux, dans le cou, on lui peigne ses longs cheveux, euh, non, crins, blonds pâles, qui sont redevenus brillants. Des fois on l’emmène sur la plage, il adore se rouler dans le sable. Mais il ne veut pas mettre ses petits sabots ronds dans la mer, il faut dire qu’elle est très agitée.
        Pour la semaine prochaine, j’ai un exposé à faire, j’ai choisit le thème: les poneys, et je vais le faire avec...Lisa!
                                                
                                                        Fin